La Communauté de La Flèche

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 Histoire de La Flèche entre 731 et 742 (10 ans du reset)

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Ameseth
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MessageSujet: Histoire de La Flèche entre 731 et 742 (10 ans du reset)   5/3/2008, 00:19

Automne 731

La défaite de la bataille du refuge de la Flèche sonna la retraite de la résistance la plus organisée en Bélénos contre les forces argyloises de Syptosis. La Ligue des 45 vint y forcer une bataille finale qui causa des remous à l’intérieur de la Flèche pour des années à venir. Ameseth n’étant pas revenu d’un de ses nombreux voyages vers le refuge de Guilem de Varsivia, la Flèche du faire assurer sa direction un conseil restreint divisé et désorganisé. Il y eu en effet un désastre devant les portes du Refuge lorsque la confusion régnante se buta aux effets démoralisateurs d’une magie puissante entourant le seigneur S, le rendant provisoirement invincible. Cette défaite amena deux conséquences directes. La Ligue des 45 fut exilée des Terres de Bélénos et la Flèche dû retraiter à contre cœur de sa forteresse première sentant que l’anarchie grandissante aurait raison de toutes les alliances contractées avec le pouvoir de Syptosis. Malgré les efforts de la Flèche pour camoufler ses intentions de restauration de l’indépendance bélénoise dans un moment précipité par ses alliés imprévisibles, le charme du lien de confiance superficiel aura été rompu pour Syptosis. L’on dira également que la division du conseil restreint fit ressortir les différences dans les motivations des Grandes Flèches et provoqua une blessure qui prendrait bien des années à guérir.

La compagnie de la Flèche, le conseil des sages et quelques membres de la Ligue des 45 sous couvert retraitèrent vers l’ouest, hors de la zone d’influence directe de Syptosis. Le conseil restreint avait soutenu de se diriger vers la capitale Héodim, lieu de neutralité et d’entente entre les nations en Bélénos. La Flèche fit pourtant arrêter sa marche pour discuter des positions à venir et tint un poste de retraite camouflé aux abords de la capitale. C’est à cet endroit que l’on tint le lieu de la résistance car d’aucun ne voulaient entrer directement dans la capitale pour compromettre le Conseil d’Héodim. Ameseth gravement malade et escorté par des forces de Guilem de Varsivia, rejoingnit la Flèche par le biais de messages laissés par le réseau de Gonpid en Hyden. La rébellion fut alors orchestrée de cette position confortable. La Ligue des 45 organisa nombre d’assassinats avec le concours de Malone le ténébreux et la Flèche organisa une grande campagne d’embuscades et de sabotages. Lanfranc fut envoyé plusieurs fois à Héodim pour tenter de faire avancer les questions diplomatiques mais sans grands succès car il y trouva un conseil affaibli et impuissant. La rébellion gagna ensuite rapidement de multiples secteurs et forca le retrait de S et Lysandre. Dans cette période sombre, le conseil restreint de la Flèche fut tant divisé sur la manière de participer aux hostilités et de redéfinir ses objectifs, qu’Ameseth sonna le premier Grand Conseil extraordinaire sous recommandation du conseil restreint. Du 15 au 18 décembre 731, l’entièreté de la Flèche participa à cette grande assemblée où de vives tensions éclatèrent entre Lanfranc et Partag. Le premier soutenait l’effort axé sur des moyens diplomatiques et la représentation subséquente d’un pouvoir monarchique éclairé. Le second misait plutôt sur une action belliqueuse de complète déstabilisation et un gouvernement de républiques à l’instar de l’aventure des Confédérations urdiennes. Le Premier Conseil extraordinaire trancha par l’adoption de son code de protection des innocents, par la définition du bien commun et la création d’une force coalisée de libération.



732-733

La Libération Bélénoise voit le jour dès l’hiver 732, formée principalement de La Flèche, de la Ligue des 45 réorganisée, du Conseil des Sages, et du Groupe de Libération Autonomes d’Hyden. Peu à peu se joindra une multitude d’éléments disparates dont les compétences sont mises à contribution. Au printemps, les membres de la Libération Bélénoise votent le déplacement principal des lieux décisionnels en périphérie du secteur d’Hyden pour contrer les effets de distance. Forte de l’assainissement progressif de la région, la Flèche donne à son ingénieur Hébon le contrat la construction d’une « motte castrale » (ouvrage de défense construit en terre et bois) près des frontières du secteur d’Héodim. Le secteur étant reconnu pour la richesse de ses bois et de ses collines ferreuses, on y entrevoit l’avantage de bénéficier de ressources importantes pour les années à venir. À cette époque, Lanfranc prends ses distances face à la Flèche et commence à poursuivre des objectifs autonomes à Héodim. Le chapitre urdien n’envoie quant à lui plus de nouvelles et la décision est prise d’envoyer un détachement rapide pour s’enquérir de la situation et aider les survivants au besoin. Gonpid, Partag et Malone mènent un groupe vers les lieux de leur naissance et entament un long voyage par l’Empire de Twyden. Rencontrant de nombreux contingents d’exilés qui annoncent de mauvaises nouvelles, les comparses redoublent d’efforts pour atteindre la zone de combats, ce qu’ils feront à l’automne 732. Peinant pour atteindre Kolnick, ils découvrent un état dévasté par la guerre et le chaos. Le contingent renonce à regrets à leurs aspirations de passer par les villes de Cennor et Lausargne jugeant le projet trop dangereux. Participants à quelques escarmouches en Kolnick où Partag frôle la mort, les Flèches reviennent vers Bélénos avec le reste du chapitre urdien. Le conseil restreint décrète alors à regret la mort de l’aventure de la Flèche en Confédération urdienne. Ces hommes courageux viennent gonfler les rangs de la Flèche en Bélénos et d’autres encore suivront suite aux messages laissés par le groupe en Twyden. C’est en cette période de deux années que l’on note une première réelle expansion des effectifs de la Flèche. La Libération Bélénoise atteint de nombreux objectifs de déstabilisation du pouvoir d’Argyle et organise les balbutiements d’un nouvel état bélénois autonome.


Hiver 733-734 :

Les nouvelles de l’arrivée massive des forces galléonites ainsi que le mystère planant sur l’avatar du dieu sème la confusion chez les forces de la Libération Bélénoise. Ayant profité de l’absence de l’influence des grandes nations externes, la Flèche s’est doté d’un système défensif amélioré par l’agrandissement de la « motte castrale » et la construction de la moitié d’un donjon de pierre. Hébon aura travaillé durant l’année 733 à la supervision d’une carrière prometteuse en ressources ainsi qu’au renforcement des palissades externes toujours fabriquées de bois. Les forces galléonites viennent pourtant mettre à l’arrêt les projets et pillent impitoyablement le territoire. Pendant que l’ensemble des forces de Galléon convergent vers Héodim et Hyden, le secteur fléchien n’est pas épargné par les attaques. La carrière doit arrêter ses activités tandis qu’une partie de la grande forêt subit les assauts des coupeurs et constructeurs de machines de guerre ennemis. La « forteresse de la flèche » est alors isolée et coupée des forces de la Libération Bélénoise qui s’écroulent. Avant que ne survienne le siège, le conseil restreint se réuni dans le donjon et tient une séance où l’on établi les stratégies de défense et de retraite prouvées sans grand succès par la suite. C’est la combinaison de l’affaiblissement des occupants et des sabotages acharnés sur les murs d’enceinte qui force Ameseth à décréter une sortie en douce par un passage souterrain aménagé à même le donjon. Attisés par la haine féroce que leur inspire les galléonites, un groupe mené par des hommes de la confédération urdienne sortent de façon imprévisible et meurent héroïquement aux mains de l’ennemi tout en facilitant l’évacuation des assiégés. De cette première vraie bataille, on se souviendra avec tristesse du courage et de l’impétuosité des Bède le fort, Ivasna des Salins et Cédras dit le « pied mariton ».

Au c’est au cœur de la forêt dans un refuge camouflé que les hommes démoralisés et déstabilisés de la Flèche se retrouvent. La morosité palpable fait suite à la désertion de certains qui n’ont plus confiance en les capacités de la Flèche pour protéger et conserver un territoire. Le conseil restreint à nouveau en proie à la désunion se penche sur les décisions à prendre pour assurer un retour du balancier mais le sentiment d’un retour à la case départ fait naître un grand ressentiment chez certains pour qui l’échec prouve l’abandon des dieux dans une cause qui ne sert que les intentions égoïstes d’un petit nombre. À ce propos, ces mêmes diront que sans support extérieur et sans monarque de sang, les hommes de Bélénos seront condamnés au « mal perpétuel ». Les invectives des urdiens qui ont vu les leurs mourir au combat forcera la tenue d’un 2e Grand Conseil extraordinaire dans des circonstances difficiles. Une guerre fermée de guérilla ainsi qu’un projet de rassemblement du reste des forces de libération sera décrétée par l’ensemble des membres à qui pour la première fois l’on donne un vote global. Gonpid entretiendra également Ameseth en privé d’un projet qu’il juge temps pour mûrir : celui de « l’équipe de frappe nocturne ». Motivé par l’impression de n’avoir plus rien à perdre, Gonpid entraîne un groupe d’archer à dresser des embuscades de nuit pour affaiblir progressivement les groupes de Galléon. Au grand désespoir de son frère, Cyan participera à de nombreuses escarmouches dans cette équipe spéciale qui aura un certain succès durant janvier et février 734. Lanfranc ne songe maintenant plus qu’au sort d’Héodim et se propose de regagner la capitale pour aider les victimes de la guerre contre Galléon. Prenant avec lui les quelques chevaliers représentants de la noblesse de la Flèche dont Mercorius, il chemine à couvert vers Héodim mais sera arrêté par des troupes de piquiers et d’archers forçant sa retraite. Ameseth à nouveau gravement malade et Partag, se penchent sur la redéfinissions de ce que doit être la Flèche dans son renouveau malgré la présence des galléonites.


Printemps- Hiver 734 :

Un dénouement inattendu attend la Flèche lorsque les troupes de Galléon se disloquent aussi rapidement qu’ils sont venus. Appelé par les besoins de la cité, Lanfranc peut maintenant se diriger vers Héodim avec sa suite de chevaliers et annonce au conseil restreint qu’il ne sait pas s’il sera de retour. Ameseth sonne le départ du camp de fortune pour retrouver les restes de la « motte castrale ». Sillonnant son ancien territoire, la Flèche découvre un paysage ravagé par la guerre et miné par l’anarchie toujours présente. Les pertes en bois sont considérables, les routes regorgent de détritus et ne permettent plus le passage aisé des fourguons, les rares Bélénois du secteur ont déserté les lieux et l’ancienne forteresse n’est plus l’ombre d’elle-même. Toute la structure de bois a disparue et seul le donjon trône au milieu d’une clairière de boue. Nouvellement revigoré par la situation qui permet d’imaginer un futur meilleur, la Flèche entame la reconstruction d’une forteresse entièrement faite de pierre selon de nouveaux plans soumis par Hébon. Les travaux dureront 10 années (ne sont donc pas entièrement complétés en 742) durant lesquelles les travailleurs devront régulièrement être en arrêt pour cause de guerre. D’abord conçu plus modestement, on se rend compte que l’ensemble peut aisément se qualifier du « Château Laflèche » bien que cette appellation n’a jamais plus aux tenants du respect de la simplicité de la Flèche. On compte parmi d’autres dénominations, le Krak de la Flèche, la Forteresse Mère, et le Grand Refuge. Recevant des missives de Lanfranc appelant à l’envoi de troupes, la Flèche envoie régulièrement des contingents pour régulariser la situation dans la capitale qui est le centre économique de Bélénos. En contrepartie, Héodim s’engage regarnir l’armurerie de la Flèche par le biais de dépôts non utilisés durant la guerre. Déjà à cette époque, les relations de commerce s’ébauchent entre ce qui deviendra la Marche de Laflèche et le futur comté d’Héodim. La Flèche entreprend aussi de recruter chez les Bélénois durement touchés par la famine. Un groupe imposant en provenance d’Hyden travaillera dans le secteur des mines et de la coupe en échange de vivres et de monnaies pourtant fortement dévaluées. Quant à la Flèche elle-même, elle traverse une dure période de disette à l’instar de l’ensemble bélénois et doit souvent se rabattre comme le dira Partag : « sur un bon ragoût de Lausargne aux boutons ».

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Dernière édition par Ameseth le 27/5/2008, 15:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire de La Flèche entre 731 et 742 (10 ans du reset)   5/3/2008, 00:20

(suite)

735-741 : La Guerre des Seigneurs (Bellum dominorum)

Lanfranc quitte la Flèche définitivement en 735 au moment qui correspond au début de la guerre des Seigneurs. Par une missive officielle, il en explique les raisons au conseil restreint qui doit composer maintenant avec une Grande Flèche issu des premier temps en moins. Ce conseil composé de Ameseth, Partag, Gonpid, Lossan et Cyan choisi sans grande consultation Malone pour remplacer la Grande Flèche manquante. Le projet de regroupement du territoire de la capitale est également étudié par le conseil et soumis à l’ensemble des membres lors d’une grande réunion. L’idée de voir la Flèche incluse à l’ensemble d’un hypothétique comté et de restreindre son action par une perte d’autonomie ne plait pas, d’autant qu’elle se considère propriétaire d’un territoire qui n’a pas les mêmes besoins que la capitale. La guerre reprenant, il n’est pas alors encore question de définir juridiquement les zones d’influence et l’on se concentre sur la protection du territoire contre l’ambition des seigneurs de guerre tyranniques. Les échanges entre Héodim et le territoire de la Forteresse déjà forts, doublent du coup. La route principale est rafraîchie et l’on décrète que des forces spéciales doivent protéger et contrôler la zone de commerce. La Flèche fournit trois éléments indispensables à la reconstruction, pierres, bois et fer que l’on a récemment découvert. En échange, des crédits de vivres et des armes proviennent de la capitale. La Flèche envoie également en 736 son désormais célèbre ingénieur pour assister les ouvriers à la construction d’une muraille pour encercler la capitale.

L’équipe de frappe nocturne de Gonpid se transforme quelque peu à la période des guerres des seigneurs. La branche se scinde en deux pour donner naissance à un véritable escadron de la nuit d’une part et à un réseau fort complexe d’espionnage de l’autre. Ce réseau sera d’une utilité déterminante lors de l’année 736 alors que la guerre culmine dans le banlieu d’Héodim. Ces hommes expérimentés s’introduiront dans les camps ennemis et feront des ravages tandis que les espions seront envoyés dans les quatre coins de Bélénos pour y recueillir nombre d’informations sur le restant des forces galléonites. La bibliothèque secrète de la Flèche s’enrichie alors d’une connaissance sans précédent de l’ensemble du territoire. Cette initiative donna lieu à une singulière idée, celle d’étendre la zone d’influence de la Flèche, non pas en réclamant de nouveaux territoires comme la coutume féodale l’exige, mais bien en installant des forteresses en zones hostiles en profitant de moments d’anarchie qui suivent les batailles. De ces repaires, souvent camouflés en comptoirs marchands, l’on aurait une action directe sur le territoire à la manière du premier Refuge de la Flèche. Ce Refuge ne sera d’ailleurs pas oublié mais les services de renseignements ne donneront pas des indications favorables à la reprise du bâtiment en Hyden. L’année 737 marque une période décisive pour la Flèche car elle correspond à deux batailles importantes. L’une est de moindre importance et concerne la Forteresse Mère dans ce que l’on a nommé le « Siège des Seigneurs » et qui est en fait une série de sièges qui s’allongent jusqu’à l’été 737 . La Forteresse résiste parfaitement bien aux attaques qui ne comptent que peu de machines de guerre réservées au siège de la capitale. L’on dira ensuite que la Maison Mère a vu son véritable baptême du feu puisque les attaques orchestrées par les Corbeaux noirs en 735 n’étaient pas aussi bien préparées à faire le siège. L’autre bataille amène la Flèche à l’extérieur de ses remparts dans ce qui fut nommé « la Bataille de Vertalia ». Les renseignements des espions de la section nocturne confirment la missive envoyée par Lanfranc au conseil restreint concernant la dernière tentative galléonite en Bélénos. Le conseil restreint se réunit alors en urgence et il est décidé de donner les plans stratégiques aux soins de Maître Lossan. Pour la première fois depuis longtemps, leur chef à la tête, la Flèche fait une sortie pour rejoindre les forces coalisées à Vertalia. Les galléonites seront définitivement vaincus et l’on dit que toutes les flèches feront bonne impression ce jour là. Trois personnages se démarqueront cependant par leur fougue et leur hargne. De ceux-ci, Partag, qui ayant enfilé sa cotte de maille pour une rare fois se battit comme si la rage contenue de nombreuses années avait eu raison de toute pudeur. Mentionnons aussi Lorek qui se découvrit toute l’âme de combattant que l’on avait pas vu jusqu’alors. Terminons avec un jeune mais féroce combattant du nom de Arazan Derzekein qui fit ses classes selon le code Xiongmao de Lossan.

Après cette grande victoire de la force de coalition d’Héodim, la Flèche reprends ses quartiers non pas sans se réorganiser. Le désir d’augmenter son influence et la compréhension de la nécessité militaire débouche sur deux nouveautés. L’une qui est celle de la prise de territoire par l’implantation de forteresses reliées par la maison mère est l’aboutissement de deux années de consultation. L’autre est amenée sous l’influence de Guilem de Varsivia qui s’installe dans la Forteresse de Laflèche dès 738 suite à la destruction de son Refuge par les hommes de Naïtan. Dans l’expérience de nombreuses organisations, les tâches qui ne collent pas directement au mandat principal sont confiées à des détachements spéciaux liés à la tête. Le 3e Grand Conseil de 738 est haut en nouveautés. La Flèche adopte une résolution qui permet la création de deux forces spéciales liées au conseil restreint dont le mandat concerne strictement l’aspect militaire : La première et la deuxième cohorte des Archerois. L’autre résolution met en lumière la possibilité d’investir deux territoires identifiés par l’équipe nocturne et d’y construire des forteresses secondaires. Enfin, la hiérarchie est réorganisée pour voir l’avènement de trois nouveaux titres, soit général (chef de l’équipe spéciale militaire), Grande Flèche Primat (Grandes Flèches de la maison mère) et Première Flèche (entre les Grandes Flèches et les Flèches). C’est sous cette nouvelle impulsion, qui n’est pas sans causer des remous, que la Flèche entreprend la construction des deux forteresses secondaires sous forme de « mottes castrales » dès 739, protégées par la première et la deuxième cohorte des généraux Suldor et Derzekein. Les constructions sont régulièrement à l’arrêt suite aux brutales et régulières incursions des elfes noirs dans le secteur d’Héodim. La première cohorte est défaite en 740 dans une dure bataille aux portes de la capitale ne laissant que la deuxième cohorte passablement affaiblie. Le général Suldor décédé sur le champ de bataille est soupçonné de félonie par l’équipe nocturne dans un complot qui mènera vraisemblablement à sa perte. Suite à ce revers, le général Derzekein prend la tête de la première cohorte en compagnie de ses hommes et se mets à l’élaboration d’un plan supervisé d’entraînement intensif avec son maître Lossan. La deuxième cohorte est alors réhabilitée au courant de l’année pour palier à l’urgence d’entraîner des troupes qui serviront à la frontière nord passablement menacée par des incursions de pillages. À la fin 740, la Flèche est en mesure de faire occuper les deux forteresses qui bordent sont territoire par des détachements secondaires. Elle en ajoute deux en 741, mais caresse surtout le rêve de remettre la main sur son mythique refuge en Hyden.


742 : la Paix des Seigneurs (Pax dominorum)

La paix des seigneurs de 742 marque un renouveau pour Héodim qui montre enfin des signes de prospérité sous l’influence d’un conseil constitué autour de Lanfranc. C’est avec plaisir qu’Ameseth, Partag, Gonpid et Lossan acceptent l’invitation de l’ancienne flèche pour régler les termes officiels de ce qui deviendra un territoire indépendant en bordure du futur comté d’Héodim. Les négociations sont ponctuées par de vieux ressentiments mais se soldent au bout de trois jours par la création de la Marche de Laflèche dans les termes d’une association économique et militaire. La frontière Est est donc protégée par la présence de la Flèche et les ressources circulent selon la formule usuelle établie depuis 734 soit huit années. Plus encore, la Flèche obtient la permission d’installer un comptoir en Héodim pour y faire transiter les ressources et faire du commerce. Le grand bilan est dressé au retour des négociateurs de la Flèche qui compte maintenant la forteresse mère, grand castel de pierre avec en son centre le premier donjon de 734, trois « mottes castrales » en périphérie de la marche, deux grands refuges en bois fortifiés et deux comptoirs urbains dont celui d’Héodim. Les perspectives commerciales s’ouvrent dans une paix relative et GB en profite pour faire raisonner ses talents de marchandeurs : ce dernier procède à l’extension d’un réseau contrôlé et unifié entre les différents points stratégiques identifiés comme bâtiments de La Flèche. Le réseau d’espionnage de l’équipe nocturne et la famille commerciale de GB se superposent adéquatement et créent une puissante organisation dans la région d’Héodim qui concurrence certains grands marchands établis depuis maintes générations. La Flèche procède également à la mise en valeur de son enceinte en construisant une extension qu’elle réserve à la tenue d’une foire contrôlée. Cette foire aura dans l’avenir un certain succès mais ne supplantera jamais celui de la foire de la capitale. On dit dans les coulisses que GB voua sa vie à concurrencer vainement Héodim et s’en rendit malade.

C’est aussi au début du printemps 742 que l’on célèbre le mariage d’Ameseth avec une demoiselle venue du cortège de Guilem de Varsivia: Morgane Von Grünewiese ou de Prévert. Comme il se plait à le mentionner, il n’est aucunement question d’établir ici une lignée héréditaire pour la Flèche car « la Pointe sera toujours choisie chez les Grandes Flèches Primat en fonction de aptitudes n’en déplaise aux monarchistes ». Ce mariage ne conserve cependant que l’apparence de la tradition car il souligne la mise en valeur d’une nouvelle forme de dévotion spirituelle que les fervents appellent fort judicieusement « la sagesse tripartique » (voir l’entrée sagesse tripartique) étant l’unification de Gaea, Tharos et Usire. En avril de la même année, le projet de réoccupation du Refuge Premier enflamme le conseil restreint qui reçoit des informations favorable de la part de ses espions nocturnes. L’on dépêche alors le général Derzekein dans cette mission que l’assemblée décisionnelle considère hautement symbolique; à contrecoeur le militaire doit quitter la forteresse de Hauteplaine qu’il vient à peine de sécuriser pour concentrer son attention en Hyden. La première cohorte des Archerois marche alors sur un territoire qui apparaît plus hostile que présumé par les services de renseignements. Dans un siège court et efficace, la troupe dégage facilement les groupes mercenaires qui occupent le Refuge, amputé de ses attributs de défense fondamentaux. L’occupation n’est toutefois pas couronnée de succès car le conseil restreint n’a pas jugé bon de procéder à l’envoi de forces bilatérales (militaires et civiles); les hommes d’armes ne parviennent donc pas à stabiliser le Refuge qui essuie de nombreuses attaques brisant le ravitaillement nécessaire dans un contexte d’absence de mise en valeur des qualités commerciales de la forteresse. Le général Derzekein retraite à la fin avril avec la ferme intention de reprendre le Refuge selon un modèle d’occupation bipolaire. Le conseil restreint se montre alors froid à l’idée d’envoyer immédiatement des occupants civils dans une mission qui comporte des hauts risques pour un territoire jugé dangereux, chose qu’il n’a pas commandé depuis le développement des forteresses secondaires. La Flèche fait toutefois honneur au deuxième qualificatif « audace » qui orne ses bannières et accepte de renvoyer le général Derzekein en greffant la mission d’une unité civile entièrement dirigée par Idris Corleone récemment promu au titre de Grande Flèche. Le général Derzekein fait alors une demande surprenante au conseil en déclarant qu’il veut créer une nouvelle unité élite, les Molosses, digne de reprendre le Refuge qui fut celui de la genèse du mouvement fléchien. En remerciement des services rendus, la motion de la création de l’entité militaire est acceptée et la première cohorte des Archerois est dévolue au général Théostase tandis que la deuxième cohorte reste aux mains du général Gerstorff. C’est à la fin mai 742 que le grand cortège composé de la cohorte des Molosses et du contingent flèche d’Idris Corleone met le cap vers Hyden en espérant y développer une forteresse secondaire permanente. Ce cortège sera aussi nommé la seconde volée des Archerois puisqu’elle compte une cohorte qui fut anciennement nommée archeroise et qu’il s’agira de la deuxième tentative de reconquête de la forteresse primordiale.

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